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Dimitri Casali : Paris Napoléon(s)


La Rédaction
Mercredi 19 Décembre 2018





Vous vous intéressez dans votre livre « PARISNAPOLEONS » à la marque laissée dans notre patrimoine par les empereurs Napoléon 1er et Napoléon III. D’où vous vient cette passion ? 
 
Depuis 15 ans que je combats pour redonner le goût de l’histoire de France au plus grand nombre, je me suis aperçu que Napoléon Ier et Napoléon III étaient devenus les mal-aimés de notre Histoire. 
Notre république entretient un véritable malaise avec eux alors qu’ils sont considérés à l’étranger… comme d’immenses personnages historiques.
Leurs œuvres ne sont pratiquement jamais rappelées et ils sont oubliés dans les manuels scolaires de nos enfants. Cette grande injustice m’a toujours frappé et j’ai voulu la corriger.
Dernièrement encore lors des tristes événements du 1er décembre 2018 et du sacrilège de l’Arc de Triomphe, pas un journaliste n’a rappelé que nous devions ce monument à Napoléon 1er… et que jamais en 200 ans nous n’avions vu une chose pareille.
 
Les deux empires ont une empreinte stylistique et historique très différente. Comment organisez-vous votre ouvrage sur ce point ? 
 
Le livre est chronologique : la première partie s’attache au Premier empire, la deuxième partie : au Second empire et la troisième au Métropoléon des 54 stations du métro parisien ayant des noms napoléoniens.
À l’intérieur de ces parties, je suis parti du terrain pour organiser 15 parcours insolites pour faire découvrir des lieux et monuments emblématiques, mais aussi plus originaux comme ceux des Grands Magasins ou des Banques…
  
La littérature sur le premier et le Second Empire est abondante. Vous dites « premier guide ». Quelle est son originalité, son apport ?
 
Il est le premier dans la mesure où il existe des guides du Paris du 1er Empire et des guides du Second, mais aucun n’a eu l’idée de relier l’œuvre de nos deux empereurs…
 
Les périodes impériales peuvent-elles être mises en perspective avec notre époque selon vous ?
 
Non je ne trouve pas que ces deux époques rappellent la nôtre, bien au contraire, elles nous rappellent combien nous avons renié tout ce qui faisait la substantifique moelle de la France… à commencer bien sûr par notre culture. J’en parle avec ces peintres, ces sculpteurs, ces compositeurs comme Jacques Offenbach que l’empereur a constamment aidé et protégé. J’ai d’ailleurs écrit un opéra rock sur Napoléon 1er (Napoléon l’Opéra rock) que nous jouons dans la France entière avec mon groupe Historock dont le but est de faire aimer l’histoire à nos enfants.
 




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