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Evolution de la population française : enseignements-clés


Julie Rousseau
Lundi 21 Janvier 2019



Voici les principaux enseignements des nouveaux chiffres de la population française, millésime 2016, publiés par l’Insee fin décembre 2018. Fractures multiples.



Les derniers chiffres de l’INSEE sur la population française sont tombés fin décembre.
Au total, 35 340 communes françaises (hors Mayotte) rassemblent 66 362 000 habitants. (Notons d’ailleurs que depuis janvier 2019 le nombre de communes est passé sous la barre des 35 000 en raison des regroupements de communes encouragés par le Gouvernement.)
De 2011 à 2016, la population a augmenté de 0,4 % par an en moyenne, contre + 0,5 % de 2006 à 2011. Trois régions maintiennent leur rythme de croissance démographique : Auvergne-Rhône-Alpes, Hauts-de-France et Provence-Alpes-Côte d’Azur, tandis que dans quatorze régions la croissance démographique a diminué.

Un quart des départements, dont Paris, perdent de la population

Vingt-quatre départements, dont Paris, affichent une baisse de la population contre dix seulement durant la période précédente. Ils se situent dans une diagonale du vide allant des Ardennes au Lot. S’y ajoutent deux départements normands (Manche et Orne) et deux départements d’outre-mer (Martinique et Guadeloupe).
Paris perd chaque année 0,5 % de sa population en moyenne, soit 11 900 habitants alors que la capitale en gagnait 13 700 par an de 2006 à 2011.
Treize départements ont une croissance annuelle moyenne supérieure ou égale à 1 %.

La périurbanisation se poursuit

+0,8 % de population par an : c’est la forte croissance qu’affichent les couronnes des grands pôles urbains de 2006 à 2011, bien que moins soutenue que sur les cinq ans précédents.
Douze des vingt pôles urbains les plus importants voient leur croissance démographique accélérer, dont Nantes, Bordeaux, Rennes et Montpellier. 

Les campagnes isolées restent à l’écart de la croissance

+0,1 % de croissance démographique annuelle au mieux : tous les territoires hors espace des grandes aires urbaines ont une croissance démographique moins dynamique qu’entre 2006 et 2011, particulièrement les moyens et petits pôles dont la population progressait auparavant de 0,2 % par an.
Le chiffre est de -0,2 % par an pour les communes isolées qui décrochent, hors de l’influence des pôles urbains, alors que leur population augmentait de 0,3 % par an de 2006 à 2011.




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