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Israël : de la maîtrise technologique à la réparation du monde


Hubert De LANGLE
Jeudi 7 Février 2019





Une définition du tikkun OLam

D’après Alexandre Gefen, « Réparer le monde, un geste essentiel de la mystique hébraïque : tikkun olam » ce geste traverse, selon l’essayiste, l’ensemble de la littérature d’aujourd’hui, pour sauver et prendre soin, soigner les traumatismes et intensifier notre empathie.
L’homme ne peut pas, en effet, écrire l’histoire, il peut la vivre comme un sujet et accepter qu’elle soit déjà définie et qu’il ne puisse pas la changer. L’histoire n’est qu’un processus pour arriver à un but : réparer aussi bien les créatures que l’acte de Dieu créateur. La nature est incomplète : elle se détériore et ne peut subsister éternellement. Étape après étape, il révèle le principe d’éternité à l’œuvre dans l’Histoire pour mener le monde à la perfection.
Le Tikoun Olam permet aux hommes de participer à celle-ci.
 

Le transhumanisme comme philosophie du tikkun Olam

D’après le magazine H+ synonyme de l’homme augmenté, le transhumanisme est une approche interdisciplinaire qui nous amène à comprendre et à évaluer les avenues qui nous permettront de surmonter nos limites biologiques par les progrès technologiques.
 
Les transhumanistes cherchent à développer les possibilités techniques afin que les gens vivent plus longtemps et en santé tout en augmentant leurs capacités intellectuelles, physiques et émotionnelles.
Cette évolution passe par une intégration d’éléments mécaniques dans notre corps organique. Jusqu’à maintenant, cette amélioration a été extérieure (outil, véhicule, ordinateur...), mais on va vers des puces directement intégrées dans les membres, pour améliorer les performances physiques, ou dans le cerveau pour améliorer les capacités intellectuelles.
 
Ce souffle intelligible chez l’homme le pousse à sophistiquer, arranger, réparer ; ce désir est inhérent à l’âme humaine. Quand il dépasse la volonté de survivre, l’homme dévoile son but : atteindre la perfection, cette image de Dieu, et s’unir à l’éternité, épouser cet esprit de pluralité et d’unité qui permet à l’homme de se dégager de cette séparation, de réparer cette dichotomie et de revenir à l’union, tout en vivant dans ce monde. Le transhumanisme dans sa quête philosophique ne veut au fond : qu’une chose participer à l’amélioration de cette faille ontologique.

La maîtrise des NBIC par Israël comme volonté de réparer le monde

Grâce à sa maîtrise des Nanotechnologies, biotechnologies, informatique et sciences cognitives (NBIC) et aux investissements R&D y afférents comme le démontre l’ouvrage « Israël, le 6e GAFAM » Israël considère que l’Homme peut être « réparé », comme n’importe quelle machine.
 
Les possibilités semblent donc sans limites, et bientôt, pensent les transhumanistes, l’Homme réussira à vaincre les maladies. Il corrigera ses « défaillances » physiques, réparera les erreurs de Dame Nature. Et il pourra alors « vieillir en pleine jeunesse », jusqu’à devenir quasiment immortel.
 
L’ouvrage « Israël, le 6e GAFAM ? Une stratégie de puissance au travers des nouvelles technologies » développe cet aspect précis et permet de comprendre comment Israël est le premier jalon de cette marche vers la singularité technologique.




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