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L’évolution de l’image du hacker dans notre société


Paul de Magnitot
Jeudi 20 Juin 2019



Longtemps considéré comme une ombre, le « hacker » intègre peu à peu notre monde plongé toujours plus loin dans les systèmes informatiques. Depuis ses origines, la figure du hacker progresse pas à pas malgré les clichés et les controverses.



« Hacking », le terme est apparu en 1959, dans le jargon du prestigieux cursus du Massachusetts Institute of Technology  (MIT). Initialement, le terme était innocent et désignait l’appartenance à un groupe d’étudiants de l’université obsédés par l’informatique et les jeux vidéo. Désormais, le concept de hacker désigne une personne qui maîtrise le fonctionnement interne d’un système, en particulier des ordinateurs et réseaux informatiques.

Connoté négativement, le terme hacker est utilisé à tort par les médias dans le sens de « cracker », c’est-à-dire un hacker opérant de façon illégale ou non éthique. De plus, les médias établissent de nombreux liens entre le hacking et la criminalité de manière récurrente, dégradant encore le sens premier du terme.

L’archétype du hacker, d’après une grande partie de la société, dresse un portrait peu élogieux : boutonneux, portant des lunettes, dépourvu de vie sociale, le hacker ne quitterai jamais ses lignes de code dans une pièce sombre.

Cette image vient en partie du fait que les génies de l’informatique ne montrent que rarement leur réelle identité. La population de Hacker possède seulement leur identité virtuelle et n’ont aucun contact physique avec le reste du web. Cette absence contribue à alimenter le mystère qui les entoure. Telle une figure christique, le hacker ne possède pas d’état physique et demeure un mystère pour un certain nombre de personnes. La vision de la société se calque donc uniquement sur les informations que les médias livrent à ce sujet.

Cependant, les hackers les plus brillants restent quand même des marginaux. Le monde informatique est particulièrement technique et demande donc du génie et de l’investissement pour arriver à la maîtrise totale de cet univers. Adrian Lamo, cracker d’énormes réseaux informatiques tels que Yahoo, Microsoft ou encore le New York Times, était par exemple atteint du syndrome d’Asperger, forme d’autisme qui concentre des intérêts extrêmement centrés et exclusifs.

Le « hacking » évolue avec notre société. Autrefois perçu comme une mentalité, un style de vie, le hack est désormais devenu un métier. Les hackers font donc désormais partie intégrante du monde de l’entreprise avec le développement des systèmes informatiques et de la cybersécurité.

Avec 700 millions de cyberattaques en 2017 et une évolution de 100 % par rapport à 2015. Les hackers s’imposent dans les entreprises et deviennent des éléments-clé de défense du système informatique. De fait, leur importance et leur rareté conduisent à une augmentation exponentielle de leur salaire. Ainsi, la population des hackers est en pleine migration et se dirige vers les entreprises qui leur proposent des avantages toujours plus conséquents.

Ceux qui étaient des fantômes du web sortent donc du virtuel et intègrent peu à peu la société, permettant au monde de se faire sa propre opinion de ces pionniers de l’informatique. La figure du hacker se voit donc démystifié et se met à la portée de tout le monde.
Si vous vous sentez l’âme d’un hacker, il n’est jamais trop tard. The hacking Project vous propose une formation intensive sur 12 semaines ouverte à tous pour apprendre les bases de la programmation et du système. Peut-être contribuerez-vous alors à l’évolution de l’image du Hacker ?
 




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