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La difficile reconstruction psychologique des réfugiés ukrainiens arrivés en France, "tous traumatisés" par la guerre


La Rédaction
Mercredi 24 Août 2022



Crises de panique, dépression, anxiété… Six mois après le début de l'invasion russe en Ukraine, la santé mentale des réfugiés arrivés en France est éprouvée. Même si certains bénéficient d'un suivi ou de soins, la guerre n'est jamais loin.



"Il y avait de très beaux feux d'artifice pour le 14 juillet, mais on n'a supporté ça qu'une minute avec ma fille, ça nous rappelait les bombes." Comme de nombreux autres réfugiés ukrainiens, Oleksandra Zakrasniana, psychologue à Kiev il y a encore quelques mois, avant d'être accueillie dans la région de Valence (Drôme), porte encore le poids psychologique de la guerre en Ukraine. "Presque tous les Ukrainiens ne supportent plus les bruits d'explosions", raconte-t-elle.
 

Six mois après le début du conflit, si certains réfugiés arrivés en France ont retrouvé une forme d'équilibre, toutes et tous continuent de vivre l'attaque de la Russie dans leur pays comme s'ils y étaient encore. Et, malgré le temps qui passe, l'impact du conflit sur leur santé mentale reste dommageable. 
 

En exemple, l'histoire de cette femme, qui pourrait être celle de nombre d'Ukrainiennes. Arrivée dans l'Hexagone en avril, après avoir fui Kiev, elle ne parle pas le français. Surtout, elle ne possède pas de permis de conduire. Un problème, car si sa fille est inscrite à l'école, l'établissement est situé à une heure de route et le bus ne passe pas tous les jours. Eloignée de tout, petit à petit, la femme perd pied devant les démarches administratives. Son envie de rentrer dans son pays en guerre prend le dessus. "C'est là qu'elle a commencé à avoir des crises de panique, à pleurer constamment et à voir tout en noir", décrit Vitalina Ustenko. La psychologue, à la tête de l'association ukrainienne Psychologues sans frontières et elle-même réfugiée en France, assure avoir entendu de nombreuses histoires similaires auprès des patients réfugiés qui sollicitent son aide.


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