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Citelum : quand l’éclairage devient lumière


La Rédaction
Lundi 1 Octobre 2018

Acteur de l’éclairage urbain depuis vingt-cinq ans, Citelum accompagne la transformation des villes, en particulier leur transformation numérique. Car l’enjeu central est aujourd’hui de faire en sorte qu’une structure d’éclairage puisse offrir de nouveaux services aux gestionnaires de la ville et aux usagers. Et Citelum ne manque pas d’arguments dans ce domaine.



Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint de Citelum, affirme : « Dans son domaine, Citelum est la seule société spécialiste de la lumière. Tous nos concurrents, en France comme à l’étranger, sont des entreprises dont l’éclairage n’est pas le cœur de métier, mais qui y voient une opportunité de renforcer leur positionnement et leur offre ». D’où vient cette spécificité ?
 
L’avenir est aux systèmes connectés
 
La première activité de Citelum, cœur de métier historique, est bien l’éclairage urbain – dans l’espace public comme dans l’espace privé, car le savoir-faire acquis dans l’éclairage urbain peut être transposé dans de nombreux domaines. Carmen Munoz-Dormoy, directrice générale de Citelum depuis 2016 précise à ce sujet : « Historiquement, notre activité s’exerçait à 90 % pour les collectivités et à 10 % pour les marchés industriel et tertiaire. Notre ambition est de porter cette part à 20 % dans un contexte de croissance globale de l’entreprise ». Citelum travaille par exemple pour des constructeurs automobiles et d’autres industriels qui souhaitent réaliser des économies d’énergie dans leurs unités de production ; mais aussi pour des hôtels ou sur des concepts de « magasins intelligents » pour la grande distribution…
 
La deuxième activité, tout aussi historique pour Citelum, est la mobilité urbaine en lien avec la lumière : signalisation tricolore, aménagement de la lumière autour des carrefours afin de contribuer à un sentiment de sécurité, gestion du trafic…
 
Troisième activité sur laquelle Citelum travaille depuis une quinzaine d’années : les systèmes connectés. En effet, l’espace public est composé d’un certain nombre d’équipements électriques, dont l’éclairage n’est qu’une partie. Au-delà de cette infrastructure d’éclairage, l’espace public est aussi composé d’installations et de réseaux qui ont pour point commun d’être tous alimentés électriquement. C’est pourquoi Citelum affiche l’ambition d’apporter aux usagers et aux gestionnaires des systèmes adossés aux structures d’éclairage pour y déployer de nouveaux services à forte valeur ajoutée, rendant les villes plus « intelligentes ». Jean-Daniel Le Gall, directeur général adjoint de Citelum, détaille : « Nous raccordons au réseau déjà existant des dispositifs tels que des relais wifi, de la vidéoprotection, des panneaux à messages variables, des équipements et capteurs divers… L’objectif est d’apporter de nouveaux services aux citoyens. Nous pouvons le faire sur n’importe quel type d’espace. Seul l’état des infrastructures existantes peut constituer un frein ».
 
A la recherche de l’efficience énergétique
 
Cette approche permet à Citelum d’aider les villes à réduire leur facture énergétique et leurs émissions de CO2. Les solutions passent par le déploiement de systèmes d’éclairage LED et la télégestion en temps réel des points lumineux de la ville. Des capteurs de présence et de luminosité adaptent l’éclairage en fonction de l’environnement et des situations.

Barcelone, Mexico, Albuquerque, figurent parmi les villes qui ont fait ce pari de l’éclairage intelligent. Copenhague aussi, ville pionnière en matière de développement durable puisqu’elle vise la neutralité carbone d’ici 2025. Citelum y réalise depuis 2013 la réfection complète de l’éclairage public avec un objectif d’économies d’énergie de 62 %.

Citelum s’engage en effet sur les économies d’énergie et fournit des outils de contrôle numériques, notamment grâce à sa plateforme MUSE de gestion à distance des équipements urbains. « Notre métier de base consiste déjà à générer des économies d’énergie… Pour autant, nous nous efforçons de quantifier la réduction des émissions de CO2 et l’impact environnemental de nos projets.  » confirme Carmen Munoz-Dormoy.

Un credo, l’éclairage « intelligent »
 
L’éclairage apporte une infrastructure sur laquelle il est possible de greffer des services connexes liés à la sécurité avec l’installation de caméras et de systèmes de reconnaissance intelligents. Mais aussi des services en matière de mobilité : capteurs de données sur le trafic, gestion intelligente du stationnement intelligent ou recharge des véhicules électriques. Citelum expérimente ainsi avec la ville de Calais l’installation de systèmes de recharge pour véhicules électriques qui sont intégrés dans les mâts d’éclairage.
 
Dans cet esprit, Citelum exerce plusieurs métiers : l’ingénierie, la maintenance préventive et curative des infrastructures, la réalisation de travaux électriques concernant les courants forts comme les courants faibles… A cela s’ajoute une compétence transverse, devenue stratégique : l’optimisation de la consommation énergétique par une meilleure gestion des infrastructures.

Ainsi, Citelum est aujourd’hui en mesure de travailler sur des projets complexes, où toutes les problématiques urbaines sont imbriquées. « Nous sommes capables, sur l’ensemble de nos domaines d’activités, de travailler de la conception à la maintenance, en passant par la construction, l’exploitation, et même les financements », explique Carmen Munoz-Dormoy. Il peut s’agir d’optimiser un parc de luminaires comme de réfléchir en amont pour mettre en valeur le patrimoine d’une ville et, par là même, contribuer à son attractivité.
 
Si cette démarche est volontairement avant-gardiste, pour autant « la technologie n’est pas une fin en soi », aime à répéter Carmen Munoz-Dormoy : « Si nous intégrons les meilleures technologies, c’est pour répondre à des attentes identifiées de nos clients. La plupart du temps, ils veulent avant tout améliorer le bien-être des citoyens. Nous sommes là pour transformer cette volonté politique en projet concret par le moyen de la technologie. Ce que Citelum apporte aux collectivités, c’est une électricité qui se voit, qui crée des émotions, qui change la vie des gens ».
 
Et pour Citelum, en matière d’éclairage intérieur ou extérieur des bâtiments, le mot d’ordre est de sublimer la lumière : « Chaque fois que nous répondons à un projet d’éclairage pour une ville, nous proposons systématiquement la mise en valeur du patrimoine par la lumière, celle des monuments, mais aussi celle des voies publiques.  Par exemple, nous sommes très fiers de l’éclairage artistique réalisé pour la cathédrale de Puebla, au Mexique, classée au patrimoine mondial de l’humanité » se réjouit Carmen Munoz-Dormoy.




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